Sakina est une véritable petite princesse du ghetto rencontrée dans un quartier extrêmement précaire de l’ouest camerounais.

Installée au bord d’une route peu fréquentée, elle était debout derrière un panier remplit de ce que les locaux appellent « bâtons » pour bâtons de manioc. La petite fille travaillait à la vente de cette marchandise pour subvenir aux besoins de sa famille après l’école.
Elle était si calme que son visage a presque faillit m’échapper tant l’effusion de joie des autres enfants autour d’elle était forte.
Nous étions sur le point de quitter le village jusqu’à ce que nous l’apercevions dans les brouhaahas.
Lorsque je m’apprêtais à la photographier, les autres enfants se sont rués à côté d’elle pour être sur le cliché.
Impossible de réaliser un portrait sans avoir une foule d’autres visages se plaçant devant le sien.
J’ai donc du déclencher rapidement dans les quelques secondes de visibilité que m’offraient les petits villageois.
La photo prise, j’ai été saisi par l’intensité de son regard qui nous fixe à la fois avec force et stupeur…